MONSr DE HUMYÈRES

Fontainebleau,
28 mars [1545-1546.]

MONSr mon allyé,
en ensuyvant les propos que dernièrement vous avez tenuz contre le commendement que la Royne a faict à Monsgr d’envoyer par devers vous pour mectre peyne d’apaiser la hayne que avez contre vostre filz pour son mariage, ceste lectre sera encores pour vous supplier de regarder de faire en sorte que la Royne puisse penser que avez faict quelque chose pour elle, & ne vous en ennuyez que cella ne vous puisse porter dommage, car depuys qune chose est faicte il fault y user de vertu de patience; et voullant faire tort à vostre dict filz vous vous en feriez à vous mesmes; & de ma part croiré que là où j’auray moyen de vous faire service que je m’y emploiray d’aussy bon cueur que je me recommande à vostre bonne grâce. Je prye Dieu, monsr mon allyé, vous donner bonne & longue vie.

De Fontainebleau, ce XXVIIIe jour de mars.
Vostre byen obéysante alyé & amye.
DIANNE DE POYTIERS.

 

Osne,
11 octobre [1546.]

MONSr mon allyé,
j’ay veu ce que m’avez escript de vostre arrivée avec monsgr le Duc, de quoy je ay esté‚ bien aise que se a esté en bonne santé, & que avez trouvé toute la compaignye en bonne volunté de vous obéyr, & quant ilz ne le vouldroient faire & que j’en seray advertye, je vous y feray tout le service qu’il me sera possible. Monsgr m’a dit que le Roy vous escript ce que vous avez affaire pour le deslogement de mondict Sgr le Duc, qui est une grave fortune. De quoy ceste maladye malheureuse les suyt, vous faictes très bien d’y faire faire bon guet, car les officiers ne se peuvent garder de trotter là où sont leurs femmes. Vous ferez très bien de regarder quelque beau lieu pour les mener qui soit sain pour l’yver. Je croy que ne vous en faut rien ramentevoir, car je sçay bien que y ferez vostre debvoir ; monsgr a bien ceste fiance en vous. Ledict Sgr vous envoye une hacquenée qui est assez forte pour vous porter ; qui sera la fin, monsr, après vous assurer que, de ce qui sera en moy, vous recommenderez tousjours, me recommandant à vostre bonne grâce, priant Dieu vous donner ce que désirez.

De Osne,
le XIe jour d’octobre.
Vostre obéyssante bone alyé

DIANNE DE POYTIERS

 

Joinville,
27 octobre [1546.]

MONSr mon allyé,

j’ay receu la lectre que m’avez escripte du VIIe jour de ce mois, là où me mandez que tout se porte bien par delà, de quoy je suys bien aise ; aussi me mandez comme madame de Humyères n’est encores guérye, de quoy il me desplaist bien fort. J’ay faict ses excuses envers monsgr & madame, lesquelz en sont bien marryz de quoy elle ne peult estre si tost par delà comme ilz vouldroient. Je vous veulx bien advertir que, en lisant vostre lectre, monsgr le Daulphin la print, & la regarda, & trouva dedans comme vous avyez deslibéré de partir à la St Martin pour le venir trouver, si madame de Humyères eust esté avec messrs les enffans; il l’a trouvé ung peu estrange de veoir que vous vous ennuyez si tost là, & m’a demandé le plus fort du monde se povoit estre, je ne luy en ay sceu rendre raison ; je l’ay dit à Contey qui est icy, & en avons parlé ensemble, & n’en avons scue trouver une seulle cause je pour quoy se povoit estre ; il m’a semblé que monsgr en estoit tout fasché ; toutesfoiz je luy ay asseuré que vous en escripois pour en sçavoir ce qui en est, vous priant me mander ce que voullez que je luy dye, & je le feray de bien bon cueur, comme celle qui désire faire pour vous comme pour l’un des meilleurs amys que j’aye, vous priant de le croire ainsi, car vous n’y trouverez jamais faulte. Et en cest endroict, après estre recommandée bien fort à vostre bonne grâce, prieray Dieu de vous donner aussy bonne santé & longue vie que je désire pour moy.

De Joynville,
le XXVIIe jour d’octobre.
Vostre obyssante alyé & amye.

DIANNE DE POYTIERS.

Je ne veulx faillir de vous dire comme le Roy a voullu que monsr le Duc ayt ceste gouvernement de Languedoc.

 

Enferville,
5 novembre [1546.]

MONSr mon allyé,
je n’ay voullu laisser aller se porteur sans vous faire sçavoir de noz nouvelles, vous advisant que toute ceste compaignye faict bonne chère, vous priant de me vouloir mander des vostres, & croire, que sy avez affaires de chose qui soit en ma puissance, que me trouverez tousjours à vostre commendement. Le Roy faict son compte d’estre bien tost à Follembray, & là espère vous mander amplement de toutes nouvelles, & en attendant me recommenderay bien fort à vostre bonne grâce, priant Dieu, monsr mon allyé, vous donner ce que plus désirez.

D’Enferville,
le Ve jour de novembre.
Vostre humble alyé & amye.
DIANNE DE POYTIERS.

Fontainebleau,
15 novembre [1547.]

MONSr mon allyé,
j’ay esté‚ bien aise d’avoir entendu par voz lectres la bonne santé de monsgr le Daulphin & de madame sa seur, & de quoy vous vous estes aprouchez, pour ce que se nous sera moyen d’avoir plus souvent de voz nouvelles. Je suys bien marrye de la pauvre Renée qui est blessée, car c’est grand desplaisir ; &, pour ce que je ne sçay nouvelles que ne soyez desjà adverty, mesmes de l’accouchement de la Royne, ne vous en feray long discours, & a tant me recommanderay bien fort à vostre bonne grâce, priant Dieu, monsr mon allyé, vous donner ce que plus désirez. De Fontainebleau, le XVe jour de novembre. Depuys mes lectres, j’en ay receu d’autres de vous faisant mention de ce que demandez au Roy, vous verrez l’honnestetté de responce qu’il vouz faict, &, de ma part, povez estre asseuré que je ne m’espergneré en tout ce qui vous touchera.

Vostre obéyssante alyé & bone amye.
DIANNE DE POYTIERS.

Fontainebleau,
27 decembre [1547.]

MONSr mon ally,
madame Duperon m’a efcript comme madame estoit malade de la rougeolle, & vous advise que le Roy a esté bien esbay que ne l’en avez adverty, mais je luy ay dit qu’il failloit que voz lectres eussent este perdues, parquoy ferez bien de faire voz excuses le myeulx que pourrez, & d’envoyer quérir monsr Fernel & autres médecins de Paris pour donner ordre qu’il n’en puisse venir inconvéniant. Je vous envoye de la licorne pour luy en faire user ainsy qu’il fera ordonné. Vous nous manderez des nouvelles le plus tost que vous pourrez. En attendant me recommanderay à vostre bonne grâce, priant Dieu, monsr mon allyé, vous donner ce que désirez.

De Fontainebleau,
le XXVIIe jour de décembre.
Vostre obéyssante bone alyé.
DIANNE DE POYTIERS.

 

Nemours,
3 février [1547-1548.]

MONSr mon allyé,
je vous veulx bien advertir comment l’évesché de Vannes a vacqué, & qu’il y a ung coadjuteur, & qu’il m’a semblé qu’elle vault sy peu pour vostre filz, & que le vacquant cousteroit, plus qu’elle ne vault, que je suys d’advis que attendez une melleure, car j’ay esté advertye que l’évesque de Rieux est malade & que son evesché vault dix mil livres. Le Roy m’a commendé vous mander que, voiant le peu de valleur que vault Vennes, qu’il ne l’a voullu bailler & qu’il vous en veult bailler une meilleure; vous povez penser que là où je seray je ne fauldray de vous ramentevoir & que personne ne passera devant vous. Je suys bien aise que monsr & madame se portent bien, & que ma dicte dame ne s’est trouvée mal de quoy on luy a osté sa nourrisse. Je sçay bien que madame de Humyères y faict ce qu’elle peult, vous priant que la présente vous serve à tous deux, & atant me recommanderay bien fort à voz bonnes grâces, priant Dieu vous donner ce que plus désirez.

De Nemours,
le IIIe jour de febvrier.
Vostre bone alyé.
DIANNE DE POYTIERS.

Fontainebleau,
12 février [1547-48.

MONSr mon allyé,
j’ay veu ce que m’avez escript, comme la santé de messrs les enffans se continue, dont je loue Dieu. Je suis bien aise de ce que on se meure plus à sainct Germain, ny à Carrières. Le Roy a intention de les aller veoir là aussi. Le Roy a recommandé vostre affaire touchant la debte que devez au feu trésorier de l’espargne; si je puis vous faire plus grant plaisir, je le feray, & de bon cueur, qui fera l’endroict où je me recommande à vostre bonne grâce & prie Dieu vous donner ce que desirés.

De Fontainebleau, ,br>le XIIe de février.
Vostre obéissante & bonne allyée.
DIANNE DE POYTIERS.

Monsr mon allyé,
je vous envoye ung présent pour la nourrisse de monsr & ung autre pour la nourrisse de madame, je vous prie de le leur bailler, & quant ad ce que dictes de la nourrisse retenue, il me semble que la devez renvoier en luy donnant quelque présent; & après si le Roy luy veult faire quelque bien se sera à sa discrétion.

Vauluisant,
25 avril [1548.]

MONSr mon allyé,
j’ay veu vostre jeune filz, lequel m’a dict de voz nouvelles & le contantement que avez eu de quoy le Roy a donné l’évesché de Bayeulx à monsr de St Quentin; de ma part j’en suys aussy aise qu’il est possible; &, quant à ce que m’escripvés que estes bien aise de quoy il est tumbé en mes mains une petite abbaye qu’il avoit, avant que je seusse que le Roy l’eust réservée, le dict Sgr avoit desjà faict promesse d’une autre qui, en lieu de ceste-cy, a esté baillée au cardinal de Chastillon, en récompense d’une qu’il a baillée au beau frère de mademoiselle de Surgères, par ce moyen j’ay recouvert ceste cy. Il est bien vray que je supplye au Roy pour monsr Fernel de quatre ou cinq cens livres, estant asseurée que n’en ferez marry, vous priant l’en faire satisfaire le plus tost qu’on pourra, car je luy vouldrois bien faire plaisir pour les services qu’il m’a faictz; &, pour ce que je sçay que estimez les choses qui me touchent comme moy mesmes, je vous priray aussy vous asseurer que là où j’auray moyen de vous faire plaisir que je m’y emploiré d’aussy bon cueur que je me vois recommander à vostre bonne grâce, priant Dieu, monsr mon allyé, vous donner ce que plus désirez.
De Vauluysant,
ce XXVe jour d’avril.
Vostre obéyssante bonne alyé.
DIANNE DE POYTIERS.

 

Mezieu,
18 septembre [1548.]
MONSr mon allyé,
j’é veu tout ce que m’avez escript, & m’avez faict bien grand plaisir de m’avoir faict entendre de toutes choses, & mesmes de ce que les escolliers de Paris s’escarmouchent encores; quelle chose j’ay remonstré au Roy, lequel en escript & a envoyé dépesche pour y donner ordre. De vostre part je vous prye de regarder tousjours pour sçavoir de toutes nouvelles pour y remédier le myeulx que vous pourrez, & advertir le Roy des choses que verrez estre nécessaires pour son service. Et quant à ce que m’avez mandé de l’estat de auditeur des comptes qui a vacqué, le Roy sçayt très bien le don qu’il a faict à vostre filz de la première qui viendroit à vacquer; mais, voiant les affaires qu’il a, il en a faict son prouffict, si est ce qu’il m’a dit que plus tost il luy baillera autant d’argent que ledict office vault; mais il fault avoir ung peu de patience, estant asseuré que tout ce qui vous touchera j’en feray comme pour moy. Au demourant je vous envoye ung mémoirre que le Roy m’a commendé du logis qu’il entend qu’il soit faict pour monsr son filz, pour la Royne d’Escosse & pour mes dames; vous suyverez en cella l’intention du Roy & ferez au reste le myeulx que pourrez. J’ay espérance que nous vous verrons bien tost, qui sera cause que ne vous feray plus longue lectre; & sur ce me recommanderay bien fort à vostre bonne grâce, priant Dieu, monsr mon allyé, vous donner ce que plus désirez.

De Mezieu,
le XVIIIe jour de septembre.

Faictes faire deffense que personne de Paris ne voise à St Germain pour l’amour du dangier de mort qu’on dict estre au dict lieu de Paris de peur des garnemans.

Vostre obéyssante & bone amye,
DIANNE DE POYTIERS.

Tarare,
3 octobre [1548]

MONSr mon allyé,
j’ay faict entendre au Roy tout le logis dont m’avez escript & vostre advis sur le tout. Ledict Sr veult nommément que madame Ysabal & la Royne d’Escosse soient logées ensemble, parquoy vous choisirez la meilleure chambre pour elles deux & pour leur suitte; car ledict Sr veult que dès le commancement ilz s’acointent toutes deux, par quoy vous y tiendrez la main; ledict Sr m’a comandé vous l’escripre & que vous ferrez le mieulx que vous pourrez, car il menne avec luy grande compaignie pour loger dedans le chasteau. Il vous a escript aussi pour faire ramener monsr et mes dames, vous ferez bien de le faire le plus tost que vous pourrez. Je ne vous feray point plus longue lectre, sinon que me trouverez tousjours à vostre commandement, priant Dieu, monsr mon allyé, vous donner ce que désirez.

De Tarare,
ce IIIe d’octobre.
Vostre bonne allyée & amye.
DIANNE DE POYTIERS.

 

St-André,
7 octobre [1548].

MONSr mon allyé,
je vous veulx bien advertir que le Roy ne trouve point maulvais le voiaige que vous avez faict, & me semble que vous ne debvez fascher de la fortune de vostre belle mère, car elle a bien vescu en ce monde & assez longuement. Quant vous aurez faict, vous ferez bien de vous en retourner pour donner ordre partout, car je vous asseure que le Roy ne séjournera que deux ou troys jours à Moulins, & puys s’en ira droit à St-Germain. Et, pour l’espérance que j’ay de vous veoir bien tost, ne vous feray plus longue lectre, sy n’est pour asseurer que là où vous aurez affaires de moy que me trouverez à vostre commendement, d’aussy bon cueur que je me vois recommander bien fort à vostre bonne grâce, priant Dieu, monsr mon allyé, vous donner ce que plus désirez.

De St-André,
le VIIe jour de octobre.

Votre parfete bone alyé & amye.
DIANNE DE POYTIERS.

Je ne vous escriptz point du logis parce que je l’escriptz à Madame de Humyères qui vous en fera part.

 

Chavaigne,
15 octobre [1548].

MONSr mon allyé,
à ce que j’ay veu par vostre lectre, vous estes bien aise de mes honneurs, de quoy je m’en tiens toute asseurée comme l’une des meilleures amyes que vous ayez, vous asseurant que je me resjouyst autant qu’il est possible de quoy nous allons à St-Germain pour l’envye que j’ay de vous veoir; j’ay l’espérance que nous nous festoirons bien, toutesfoiz je pense que se ne sera encores d’un mois au moyen des nopces de monsr de Vendosme que le Roy a envye de faire, mais je pense que se ne sera pas sans débatre. A ce ce j’entendz tout s’en va bien d’accord; je ne vous sçaurois que mander autre choses, sy n’est que tout se porte bien par deça, qui sera fin & a tant me recommanderay à vostre bonne grâce, priant Dieu, monsr mon allyé, vous donner ce que vous désirez.
De Chavaigne,
le XVe jour d’octobre.

Ne faillés de tenir la main que toutes ses femmes s’acordent bien, car sy le Roy entend qu’il y aict parsialité il n’en sera pas contant.
Vostre parfete bone alyé & amye.
DIANNE DE POYTIERS.

 

Moulins,
20 octobre [1548].

MONSr mon allyé,
je vous advise que le Roy a esté merveilleusement aise du bon recueil que monsr le Daulphin a faict à la Royne d’Escosse, je sçay bien que c’est de vostre leçon. Si vous voullez faire plaisir au Roy c’est de continuer à luy faire aprendre ces petites honnestettés, car cella le contentera beaucoup. Vous entenderez ce qu’il veult estre faict pour les logis de St Germain, qui sera cause que ne vous en feray redicte, & en attendant que je vous puisse veoir, je feray fin, après, estre recommandée à vostre bonne grâce, priant Dieu, monsr mon allyé, vous donner ce que plus désirez.

De Moulins,
le XXe jour d’octobre.
Vostre parfete bone alyé & amye.
DIANNE DE POYTIERS.

 


Gyen,
2 novembre [1548].

MONSr mon allyé,
je n’ay voullu laisser aller se porteur sans vous escripre la présente, pour vous dire que le Roy sera à St Germain le XIIe jour de ce mois, affin que donnez ordre de faire mectre monsr & toute sa compaignye au logis que le Roy a ordonné, par quoy donner ordre que personne ne se mecte aux autres chambres, Ledict Seigneur s’en va en grand dévotion pour veoir Messeigneurs ses enffans, & se doibt mectre ung jour devant pour en avoir tout seul la bonne chère. Et, parce que ledict porteur vous dira le surplus, ne vous feray plus longue lectre, me recommandant à vostre bonne grâce, priant Dieu, monsr mon allyé, vous donner ce que vous désirez.

De Gyen,
le IIe jour de novembre.
Vostre parfete bonne alyé & amye.
DIANNE DE POYTIERS.

 

Paris,
9 juillet [? 1549].

MONSr mon allyé,
j’ay receu les lectres que m’avez escriptes, & par icelles entendu la mort du gentilhomme qui conduysoit voz affaires; je l’ay faict entendre au Roy, lequel est bien d’advis que madame de Humyères y face ung voiaige pour y donner ordre; la Royne ne l’a point aussy trouvé maulvais; mais, devant qu’elle parte de St Germain, il me semble que se sera bien faict que regardez à pourveoir aux choses que verrez estre à faire pour le service de monsr & de mesdames. Au demourant povez estre asseuré que quant aurez affaires de moy que me trouverez à vostre commendement d’aussy bon cueur que je me vois recommander bien fort à vostre bonne grâce, priant Dieu, monsr mon allyé, vous donner ce que plus désirez.

De Paris,
ce IXe jour de juillet.
Vostre bone alyé & amye.
DIANNE DE POYTIERS.

Anet,
29 août [1549.]

MONSr mon alyé,
j’ay receu la lectre que m’avés escripte, par laquelle ay veu ce que m’avés mandé, de quoy je suys bien aise, mesmes de ce que monsr se porte tousjours bien, qui m’est le plus grand plaisir qui me pourrait advenir; vous advisant, monsr mon alyé, que la nourrice est tousjours icy, & s’en volloit retourner vous trouver, ne fust que je luy ay dict qu’elle actande encores ung petit, & l’entretiens tant que je puys. Je vous prye me mander quant il sera temps qu’elle y aille, affin que vous l’envoye; vous advisant que, depuys que vous escripvis dernièrement, je n’ay point heu de nouvelles du camp que ce que vous en mandis, si ce n’est que ce soir là on me manda encores qu’il n’y avoit à prandre que Follambert, & que tous les aultres fortz estoit pris. Si j’en sçay quelques autres nouvelles, je ne faudray vous en advertir; aussi je vous supplie me faire part des vostres, le plus souvant que pourrés, & de celles de mondict Sr. Et en cest endroit je me recommande d’aussi bon cueur à vostre bonne grâce & de madame d’Humyères, que je prye nostre Sr vous donner, monsr mon alyé, bonne vye & longue.

A Annet,
ce XXIXe jour d’aoust.
Vostre parfete bone alyé & amye.
DIANNE DE POYTIERS.